Ginoles les Bains

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D'après un article de:

Sauvegarde du patrimoine HVA

 

Les bains de Ginoles.

Le climat est doux et l’air est pur. Les eaux bicarbonatées calciques et magnésiennes sont réputées pour soigner les reins, la vessie, les intestins, le foie et l’arthritisme. Elles sont prises en bain et en boisson et embouteillées. Elles sont analysées régulièrement dès 1763, et médaillées d’argent en 1776.

En 1879, les eaux reçoivent la médaille d’argent de l’Académie royale des sciences, Inscriptions et Belles Lettres de Toulouse. Deux sources alimentent l’établissement thermal : la source Sainte-Eulalie ou Rosita la source Prosper ou Pascal.

Les prémices de l’exploitation des eaux à la fin du XVIIIe siècle.

Juste avant la révolution française, Monsieur de Brésillou souhaite créer un établissement de bains à Ginoles, sur son terrain où jaillissent des eaux chaudes et froides. Le projet est contrarié par les habitants, qui craignent de se voir privés de l’usage des eaux. Monsieur Croux devient propriétaire de la parcelle sur laquelle se trouvent les sources. Il entreprend à son tour la construction d’un établissement thermal.

Face à l’opposition des habitants, il consent à accorder aux Ginolais des droits sur les eaux. Un acte passé devant le notaire M. Pinet le 4 janvier 1808 accordent aux Ginolais de boire à la fontaine chaude, d’y laver le linge, de prendre des bains dans une baignoire de l’établissement et de faire boire les chevaux dans le canal.

Lorsque M. Croux meurt en 1819, ses 7 enfants héritent de l’établissement, mais plusieurs sont mineurs. Le partage se fait en 1821. Sur le cadastre napoléonien de 1826, une construction apparaît sur la source à l’emplacement de l’actuel hôtel Sainte-Eulalie, ainsi qu’un moulin à eau alimenté par les sources.

Remise en questions des droits attribués

Peu à peu, les droits d’usage des eaux assignés aux Ginolais sont remis en question. Pour se venger, ces derniers ne vont plus faire moudre leur grain au moulin. La saison est difficile, et les Croux sont contraints de vendre le moulin en 1837 aux frères Rivière. Les héritiers Croux conservent l’établissement jusqu’au 13 octobre 1842, lorsqu’ils vendent la propriété à Guillaume Joseph Martin, ancien receveur de la banque postale du canal du midi. Il entreprend de nouveaux aménagements, fait reconstruire les baignoires et crée le jardin d’agrément. Il fait construire l’hôtel des tilleuls au bord du bassin en 1845. Il apparait sur une gravure de Buzairies de 1846. Le 1er février 1858, Martin rachète le moulin à Jean Pierre Augereau dit Toustou, meunier à Ginoles, devant le notaire Canavy à Quillan.

En 1865, Ginoles accueille entre 200 et 250 buveurs pendant la saison d’été. Mais le nombre de buveurs ne suffit pas à rendre l’établissement rentable. Le 13 août 1868, Omer Chevrefeuil Martin, l’héritier, est exproprié et Casimir Gayda est adjudicataire. Il revend l’ensemble de la propriété en 1871 à Prosper Lassave, conducteur des Ponts et Chaussées depuis 1846.

Sources : patrimoine architectural (Mérimée)

Rédacteur : Deloustal Laetitia

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/IA11000257?base=%5B »Patrimoine%20architectural%20%28M%C3%A9rim%C3%A9e%29″%5D&mainSearch= »quillan »&idQuery= »c164baa-ae1c-7b3d-5800-00f4e5cef8a0″